Le ralentissement économique mondial entraîne un effondrement des investissements transnationaux, selon l’OCDE
Paris le 24/06/2009 - Les flux d’investissements directs étranger (IDE) à destination de 17 pays de l’OCDE, dont l’Allemagne, les États-Unis, la France, le Japon et le Royaume-Uni, ont chuté de 50 % au premier trimestre de 2009 par rapport au dernier trimestre de 2008, selon des estimations rendues publiques par l’Organisation lors du Forum de l’OCDE.
Si ce recul devait se poursuivre au même rythme jusqu’à la fin de 2009, l’IDE à destination des 30 pays de l’OCDE tomberait à 500 milliards USD, par rapport à des flux totaux enregistrés à 1020 milliards USD en 2008.
Cette chute de l’IDE est imputable, dans une large mesure, à une baisse de la valeur des investissements de fusion et d’acquisition dans les pays de l’OCDE, dont on anticipe une baisse de 60 % pour 2009 et qui devraient s’établir à 439 milliards USD, alors qu’ils étaient légèrement supérieurs à 1 000 milliards USD en 2008.
Les flux d’IDE en provenance des grandes économies émergentes accusent également une baisse marquée. Les investissements sous forme de fusions et acquisitions du Brésil, de la Chine, de l’Inde, de l’Indonésie, de la Russie et de l’Afrique du Sud devraient reculer de plus de 80 % si les tendances actuelles se confirment, passant de 120 milliards USD en 2008 à 21 milliards USD en 2009.
Jusqu’ici, malgré la crise économique, les grands pays ont globalement résisté aux pressions politiques grandissantes qui s’exercent en faveur de réactions protectionnistes. Selon un rapport consacré à l’étude de l’évolution des politiques d’investissement au cours des six derniers mois dans 42 pays depuis le premier Sommet du G20 en novembre 2008, 39 d’entre eux ont adopté des mesures d’urgence, telles que des injections de capitaux et la mise en place de garanties publiques, en vue de remédier au fléchissement de leur économie.
Néanmoins, seuls six pays ont modifié leur législation en matière de politique publique d’investissement. Bien que l’objectif poursuivi via ces mesures soit “quelque peu ambigu” selon le rapport, la plupart de ces modifications visaient à renforcer l’ouverture et la transparence pour les investisseurs, d’après les gouvernements concernés.
“L’OCDE suit l’évolution des politiques d’investissement à la demande du Groupe des Vingt (G20) et jusqu’ici, les gouvernements honorent les engagements qu’ils ont pris de résister au protectionnisme en matière d’investissement”, a déclaré le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría. “Alors que les efforts pour combattre le chômage et relancer la croissance économique doivent se poursuivre, les gouvernements doivent résister à la tentation d’adopter des politiques discriminatoires qui ébranleraient la confiance des entreprises et retarderaient la reprise économique.”
Le communiqué de presse complet sur le site de l’OCDE









